Les actualités des réseaux sociaux (octobre 2026)

Octobre a été chargé pour les plateformes. YouTube a profité de Made on YouTube pour organiser les Shorts en séries et simplifier les partenariats avec les créateurs. TikTok sanctionne désormais par une baisse de portée les contenus commerciaux non déclarés. Instagram ouvre votre grille aux publications où vous êtes identifié, LinkedIn s'attaque aux faux profils et la France relance son projet d'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Voici les actualités des réseaux sociaux à retenir en octobre 2026 👇🏼
En bref, ce que ça change pour vous :
👉🏼 YouTube (depuis le 23 septembre 2026) : les Shorts en séries favorisent les formats récurrents, à planifier comme un feuilleton plutôt qu'en vidéos isolées ;
👉🏼 TikTok (depuis le 24 septembre 2026) : un contenu commercial non déclaré perd de la portée, l'option de divulgation doit figurer dans vos contrats avec les créateurs ;
👉🏼 Instagram (depuis le 10 septembre 2026) : les publications de vos clients ou partenaires peuvent s'afficher sur votre grille, sans republication ;
👉🏼 LinkedIn (depuis le 23 septembre 2026) : vous pouvez retirer de votre page entreprise vérifiée les profils qui s'en déclarent salariés à tort ;
👉🏼 France et Europe (septembre 2026) : la restriction d'accès des moins de 15 ans se précise, c'est le moment de revoir votre ciblage des 13-17 ans.
Certains de ces sujets prolongent ceux du mois dernier. Si vous les avez manqués, retrouvez les actualités des réseaux sociaux de septembre 2026 🔗
YouTube lance les Shorts en séries et dévoile ses nouveautés à Made on YouTube 2026
Le 23 septembre 2026, YouTube a tenu Made on YouTube, son événement annuel consacré aux créateurs de contenu. La plateforme y a présenté des outils de montage par intelligence artificielle (IA), de nouvelles options de découverte et une série d'annonces tournées vers les partenariats de marque.
Les nouveautés YouTube 2026 à retenir
Parmi les annonces, voici celles qui concernent le plus les marques et les créateurs :
✔️ Les Shorts en séries : les créateurs peuvent organiser leurs vidéos courtes en saisons et en épisodes ;
✔️ Un assistant de montage conversationnel basé sur l'IA de Google Gemini, dans les Shorts et l'application YouTube Create. Une simple consigne écrite suffit pour couper un passage, caler une musique ou ajouter un texte d'accroche ;
✔️ Les Custom Feeds (ou “flux personnalisés”), des onglets de la page d'accueil construits autour d'une humeur ou d'un centre d'intérêt ;
✔️ L'extension de la détection de ressemblance, qui protège désormais la voix en plus du visage face aux vidéos générées par IA ;
✔️ De nouveaux outils dans YouTube Studio pour être repéré par les marques et préparer ses propositions de collaboration ;
✔️ Un code à partager en un clic, qui donne à une marque partenaire l'accès aux performances d'une vidéo sponsorisée et lui permet de la promouvoir via Creator Partnerships Boost ;
✔️ L'élargissement du programme d'affiliation YouTube Shopping à 35 pays d'ici fin 2026. YouTube n'a pas publié la liste des pays concernés : rien ne garantit encore que la France en fera partie.
Ce programme d'affiliation, qui rémunère les créateurs à la commission sur les produits identifiés dans leurs vidéos, réunit déjà plus de 1,3 million de créateurs. Selon YouTube, son volume d'affaires (GMV, Gross Merchandise Volume) a été multiplié par 13 en deux ans (blog Google, 2026).
Ce que ça change pour les marques
Les Shorts en séries changent la façon de penser la vidéo courte. Une série crée un rendez-vous récurrent avec votre audience, là où un Short isolé disparaît vite du fil.
Par exemple : une marque de cosmétiques peut regrouper ses tutoriels express en une “saison” de dix épisodes, avec un nouvel épisode chaque semaine.
Côté partenariats, le partage des statistiques en un clic simplifie le suivi des campagnes avec les créateurs. Il devient plus simple de mesurer ce qu'une vidéo sponsorisée a réellement produit, puis de la promouvoir si elle fonctionne.
💡 Pour une petite ou moyenne entreprise (PME), l'enjeu est toujours de choisir un format récurrent tenable sur la durée.
Pour situer le poids de YouTube face aux autres plateformes, retrouvez les chiffres clés des réseaux sociaux en 2026 🔗
TikTok réduit la portée des contenus de marque non déclarés avec ses nouvelles règles communautaires
TikTok a publié le 25 août une nouvelle version de ses règles communautaires, entrée en vigueur le 24 septembre 2026. Elle remplace le texte appliqué depuis le 13 septembre 2025. L'essentiel des règles ne bouge pas. Plusieurs points concernent toutefois directement les marques et les créateurs.
Les nouvelles règles TikTok 2026 en détail
Voici ce qui change avec cette mise à jour :
✔️ Un contenu commercial non déclaré peut voir sa visibilité réduite, ou TikTok peut activer lui-même l'option de divulgation ;
✔️ Les manquements répétés peuvent toujours entraîner une restriction temporaire de publication, voire un bannissement ;
✔️ Les sanctions suivent une gradation explicite : avertissement, restriction temporaire d'une fonctionnalité ou du compte, puis bannissement. Dans certains cas, TikTok peut proposer une formation facultative pour retrouver un accès complet ;
✔️ Un bannissement pour infraction grave peut désormais s'étendre aux comptes associés (et pas seulement à ceux que l'utilisateur a lui-même créés) ;
✔️ Les règles sur les contenus générés par IA restent identiques : un visuel réaliste créé ou fortement retouché par IA doit être signalé.
La définition du contenu commercial reste la même. L'option de divulgation s'impose dès que vous promouvez votre propre produit, ou celui d'un tiers en échange d'une rémunération, d'un cadeau ou de tout autre avantage.
Les règles des lives restent aussi en place. Il faut avoir 18 ans pour lancer un live ou envoyer des cadeaux. Dans les pays où TikTok Shop est disponible, comme la France, un live qui renvoie vers un achat hors de la plateforme n'est pas mis en avant dans le fil “Pour toi”.
Ce que ça change pour les marques et les créateurs partenaires
Une portée réduite reste une sanction coûteuse sur une vidéo de lancement.
⚠️ Attention également : l'option de divulgation de TikTok ne remplace pas les obligations prévues par la loi française. La loi du 9 juin 2023 sur l'influence commerciale impose une mention explicite, comme “Publicité” ou “Collaboration commerciale”.
Concrètement, pour vos campagnes :
✔️ Prévoir l'activation de l'option de divulgation dans chaque contrat avec un créateur ;
✔️ Vérifier chaque publication sponsorisée après sa mise en ligne ;
✔️ Signaler les visuels réalistes générés par IA, y compris quand ils sont repris sur Instagram ou YouTube ;
✔️ Surveiller les statistiques d'une vidéo dont la portée chute sans raison apparente.
Ces règles rappellent aussi l'importance de bien choisir vos partenaires, que ce soient des créateurs rémunérés ou des clients qui publient du contenu généré par les utilisateurs (UGC, User Generated Content). Pour aller plus loin, découvrez les différences entre UGC et marketing d'influence 🔗
Instagram permet d'ajouter à votre grille les publications où vous êtes identifié
Depuis juin 2026, Instagram permet de réorganiser l'ordre des publications sur sa grille de profil. Ce mois-ci, la plateforme va encore plus loin. Le 10 septembre, Adam Mosseri, directeur d'Instagram, a annoncé le déploiement de l'option “Add to grid” (ou “Ajouter à la grille”).
“J'espère que c'est une façon de plus de faire de votre profil ce que vous voulez qu'il soit”, a expliqué Adam Mosseri dans sa vidéo de présentation.
Nouveautés Instagram : ce que change l'option “Ajouter à la grille”
Jusqu'ici, une publication où vous étiez identifié restait dans l'onglet “Identifié” de votre profil. Désormais :
✔️ Vous pouvez l'afficher sur votre grille principale, sans la republier ni créer de doublon ;
✔️ Une petite icône signale qu'il s'agit d'une publication où vous êtes identifié ;
✔️ La publication reste sur le compte de son auteur, qui en garde seul le contrôle ;
✔️ Vous pouvez la retirer de votre grille à tout moment, sans supprimer la publication d'origine ni l'identification.
Le déploiement est progressif. Si l'option n'apparaît pas encore sur votre compte, une mise à jour de l'application peut suffire.
Comment ajouter une publication identifiée à votre grille
Trois chemins permettent d'y accéder :
👉🏼 Depuis la notification reçue en message privé lorsqu'un compte vous identifie ;
👉🏼 Depuis la publication elle-même, via le menu d'options ;
👉🏼 Depuis l'onglet “Identifié” de votre profil, en appuyant longuement sur la publication.
Une fois ajoutée, la publication prend place dans l'ordre chronologique. Vous pouvez ensuite la déplacer avec l'outil de réorganisation de la grille.
L’intérêt pour les marques
Cette option facilite la mise en avant du contenu généré par les utilisateurs (UGC) et les collaborations. Une photo de client, un shooting réalisé par un partenaire ou une vidéo de créateur peuvent venir enrichir votre grille en quelques secondes.
Par exemple : un restaurant identifié dans la publication d'un blogueur culinaire peut l'afficher directement sur son profil, à côté de ses propres photos.
Mais attention : l'option ne remplace pas pour autant une publication “Collab”. Elle ne partage ni l'audience ni les statistiques entre les deux comptes. C'est un outil de présentation du profil, pas de diffusion. La publication reste aussi celle de son auteur. Prévenir la personne avant de mettre son contenu en avant reste une bonne pratique.
Pour choisir entre contenus de clients et contenus de créateurs rémunérés, retrouvez notre article consacré aux différences entre UGC et marketing d'influence 🔗
LinkedIn permet de se porter garant d'un collègue pour lutter contre les faux profils
Avec l'IA, créer une fausse identité ou gonfler un parcours professionnel n'a jamais été aussi simple. En ce sens, le 23 septembre 2026, LinkedIn a annoncé de nouveaux outils de vérification.
Nouveautés LinkedIn 2026 : ce qui change pour les profils et les pages
Voici les principales évolutions annoncées :
✔️ Les membres peuvent désormais se porter garant d'un collègue ou d'un ancien camarade de promotion. Il ne s'agit pas de recommander ses compétences, mais de confirmer qu'il a bien occupé le poste ou suivi la formation indiqués ;
✔️ Pour éviter les abus, la personne qui se porte garante doit avoir un profil vérifié, une connexion d'au moins un an avec le membre concerné et la double authentification activée ;
✔️ Les administrateurs d'une page entreprise vérifiée peuvent retirer les profils qui se déclarent salariés à tort. Le lien vers la page disparaît alors de leur profil et l'expérience ne s'affiche plus comme vérifiée ;
✔️ LinkedIn teste aussi un réglage qui imposerait une vérification, par exemple via l'adresse e-mail professionnelle, à toute personne souhaitant se rattacher à une page.
Le retrait d'un faux salarié ne modifie pas son profil : seul le membre garde la main dessus. La fonctionnalité concerne par ailleurs les salariés à temps plein, et non les prestataires. Enfin, elle est réservée aux pages entreprise vérifiées, une vérification qui reste aujourd'hui en accès limité.
Ce que ça change pour une page entreprise
La vérification devient un véritable levier de visibilité. Selon Oscar Rodriguez (vice-président de la gestion des produits chez LinkedIn), les profils vérifiés obtiennent en moyenne 50% de vues en plus sur leurs publications et 90% d'impressions en plus (TechCrunch, 2026).
Pour une entreprise, ces outils protègent aussi sa réputation. Un faux salarié qui contacte des prospects en votre nom peut nuire à votre image, et vous disposez désormais d'un moyen de le détacher de votre page.
Concrètement, pour votre page entreprise :
✔️ Vérifier régulièrement la liste des personnes rattachées à votre page ;
✔️ Encourager vos collaborateurs à vérifier leur identité sur LinkedIn ;
✔️ Retirer les profils qui ne font pas partie de vos équipes.
Pour travailler ensuite les formats de votre page, retrouvez notre point sur le format carrousel LinkedIn 🔗
Meta lance Meta One : un abonnement payant pour les créateurs et les entreprises
Le 15 septembre 2026, Meta a lancé Meta One, un service d’abonnement commun à Instagram, Facebook, WhatsApp et Meta AI. Les applications restent gratuites. Mais plusieurs outils professionnels deviennent payants.
Ils sont réunis dans quatre formules pour les créateurs et les entreprises :
✔️ Essential (à partir de 16,99 € par mois) : badge vérifié, protection contre l’usurpation d’identité et accès étendu à Meta Business Agent, l’assistant IA de Meta pour répondre aux clients sur WhatsApp ;
✔️ Advanced (à partir de 54,99 € par mois) : liens cliquables dans les publications et les Reels, programmation des Stories jusqu’à 30 jours à l’avance, statistiques exportables et accès au compte pour l’équipe sans partager le mot de passe ;
✔️ Expert (à partir de 169 € par mois) et Max (à partir de 549 € par mois) : des capacités plus élevées, pensées pour les équipes qui gèrent un volume important.
Ce que ça change pour les marques
Les liens dans les publications Instagram étaient l’une des fonctionnalités les plus attendues. Mais ils restent limités : la formule Advanced permet d’ajouter des liens à 4 publications et 4 Reels par mois. Meta teste aussi une limite de deux publications avec lien par mois pour certaines pages Facebook non abonnées.
⚠️ Attention toutefois : les fonctionnalités disponibles varient selon les pays et les comptes. Avant de souscrire, vérifiez ce que l’offre comprend réellement pour votre compte.
💡 Pour une PME, la question est surtout de calculer si quelques liens par mois justifient le prix.
Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : la France notifie un nouveau texte à Bruxelles
Le 14 août dernier, le Conseil constitutionnel a censuré l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, qui devait s'appliquer au 1er septembre.
Un mois plus tard, le gouvernement revient avec une nouvelle version. Le 14 septembre, Emmanuel Macron a annoncé sur X que la France notifiait de “nouvelles écritures” à la Commission européenne. Cette étape permet de vérifier que le texte respecte le droit européen avant de reprendre le parcours législatif.
Ce que prévoit la nouvelle version du texte
Le contenu détaillé n'a pas été publié. Plusieurs éléments ont toutefois été communiqués :
✔️ L'interdiction viserait les réseaux sociaux qui présentent des risques pour l'enfant, selon Sarah El Haïri, haute-commissaire à l'Enfance. Le premier texte s'appliquait à tous les réseaux sans distinction ;
✔️ Les plateformes concernées ne seraient pas nommées, les règles européennes ne permettant pas de viser un service en particulier ;
✔️ Des dérogations seraient prévues pour les 13-15 ans, sur décision de leurs représentants légaux, selon une source citée par l'Agence France-Presse (AFP).
La Commission européenne doit maintenant examiner le texte. Emmanuel Macron souhaite le voir adopté avant la fin de son mandat, en mai 2027.
L'Union européenne avance en parallèle avec l'EU Kids Act
Le 17 septembre, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et Henna Virkkunen, commissaire au Numérique, ont présenté l'EU Kids Act. Ce projet de règlement fixerait des règles communes à toute l'Union européenne (UE) :
✔️ Aucun compte sur les réseaux sociaux avant 13 ans ;
✔️ Entre 13 et 15 ans, des comptes encadrés par les parents, parfois appelés “mini-comptes” ;
✔️ Des profils de mineurs privés par défaut, avec géolocalisation, caméra et micro désactivés ;
✔️ Une charge de la preuve inversée : les plateformes devront démontrer que leurs services sont sûrs pour les mineurs ;
✔️ Des amendes pouvant atteindre 6% du chiffre d'affaires annuel mondial.
Le texte doit encore être négocié avec le Parlement européen et les États membres. Rien ne s'applique donc pour l'instant.
Ce que ça change pour les marques qui ciblent les 13-17 ans
À court terme, rien ne change. Mais la direction est claire, en France comme en Europe : l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux va se restreindre dans les prochaines années.
Si votre cible inclut des adolescents, plusieurs questions méritent d'être posées dès maintenant. Quelle part de votre audience a moins de 15 ans ? Sur quelles plateformes ? Vos campagnes d'influence touchent-elles surtout des collégiens ?
Concrètement, pour anticiper :
✔️ Analyser l'âge de votre audience dans les statistiques de chaque plateforme ;
✔️ Renforcer les canaux qui ne dépendent pas des réseaux sociaux, comme la newsletter ou le site web ;
✔️ Adresser aussi vos messages aux parents, qui deviendront prescripteurs ;
✔️ Suivre l'avancée du texte français et de l'EU Kids Act.
Les actualités des réseaux sociaux de ce mois-ci montrent un double mouvement. Les plateformes multiplient les outils pour monétiser et mesurer les partenariats, tout en resserrant les règles de transparence et d'authenticité. Pour les marques comme pour les créateurs, suivre ces changements devient essentiel pour mener des campagnes efficaces et conformes.
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Rendez-vous le mois prochain pour faire le point sur les prochaines nouveautés social media ❤️




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